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  • : Mais non, vous ne rêvez pas... mon blog s'appelait précédemment gegekaro, mais j'ai du tout refaire car j'avais perdu pas mal de données... Rêver, c'est l'espoir, mais aussi parfois le désespoir. On essaiera de l'oublier celui-là...Il y a les rêves d'avenir, ceux qui font appel aux souvenirs, regrettés ou nostalgiques. Je m'efforce toujours de ne pas regretter. Bref, de rêves bien terre-à-terre. Mais il y a aussi ceux qu'on fait tout éveillé, parce que l'on est un rêveur compulsif, […]
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Rêves utopiques

Les phobies des autres

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Mercredi 9 avril 2008
1er janvier : l'Union Européenne compte à présent 15 membres puisque l'Autriche, la Suède et la Finlande ont rejoint cette dernière.

6 février : les Américains et les Russes se donnent rendez-vous dans l'espace.

19 avril : un attentat à la voiture piégée à Oklahoma City fait 168 victimes.

7 mai : Jacques Chirac remporte les élections présidentielles face à Lionel Jospin.

13 juin : énorme bourde : Chirac annonce la reprise des essais nucléaires, suspendus depuis 1992.

25 juillet : un attentat terroriste dans la station RER St Michel fait 8 morts.

4 décembre : le grand stade de St Denis, en banlieue parisienne, est nommé Stade de France.





Il s'est passé à peine plus de dix ans...
La dernière fois, c'était en 1984, quand elle se croyait invincible, indestructible, et qu'une partie d'elle-même a pourtant été détruite de façon irréversible.
C'était il y a dix ans. Et quand on a 15 ans, on est excusable.

Aujourd'hui, elle a vingt cinq ans et elle est chez le psychiatre. Elle a pris le rendez-vous elle-même. Elle est dans la salle d'attente, et elle feuillette innocemment une revue médicale. Son corps est bien là, dans cette chaise, mais son esprit lui, flotte bien loin au-dessus d'elle, incapable de réintégrer son enveloppe.
"-Alors, madame, qu'est-ce qui vous amène ? Lui demande le médecin.
"-Eh bien docteur, je suis venue vous voir parce que tout va bien ! Répond-t-elle simplement. Je suis en train de détruire ma famille : mon mariage, mes enfants, et bizarrement, je vais bien. Alors je me dis que forcément, ça n'est pas normal."
Vont s'en suivre un tas de questions, plus ou moins indiscrètes et même intimes, auxquelles elle répondra facilement et sans la moindre gêne. Ce qui là aussi, prouve que son esprit est ailleurs. Elle, d'ordinaire si renfermée, presque maladivement timide et d'une pudeur à toute épreuve, se livre sans tabou à cet homme qu'elle voit pour la première fois. Elle parle de sa tendance à dépenser l'argent, presque outrageusement, de ses envies de faire la fête, presque envie de se donner en spectacle. Elle répond aussi sur sa libido décuplée alors que cette dernière lui a toujours posé problème et qu'elle n'a plus aucun rapport sexuel avec son mari depuis de très nombreux mois. Elle avoue que son idée est de tout plaquer pour vivre une vie qu'elle n'a jamais vécue, et qu'elle ne se sent plus et pas capable d'emmener ses enfants dans son sillage déjà dévastateur. Elle sait que tout ceci est folie, que ce n'est pas bien. Et pourtant, ça lui paraît être la seule chose raisonnable.


"-Aux vues de vos symptômes madame, je peux vous rassurer sur un point : vous n'êtes pas folle. Vous souffrez d'une maladie congénitale. Vous m'avez parlez de votre père qui fait les 400 coups, de votre grand-oncle qui s'est suicidé. Vous souffrez d'un mal bien réel : vous êtes maniaco-dépressive. Vous pouvez avoir tous les bonheurs du monde, mari attentionné, enfants aimants, aisance financière, bonne santé générale... ce gêne est en vous depuis votre naissance. Si vous avez des frères et soeurs, ils sont également porteurs de la maladie. Elle peut rester éffacée tout au long de la vie de son porteur, tout comme elle peut se déclencher, comme ça semble être le cas aujourd'hui pour vous. Et là, c'est le parcours du combattant. Ca veut dire : des phases dites maniaques qui varient en terme de durée, durant lesquelles vous êtes euphorique, sexuellement hyperactive, dépensière etc... sans vous soucier de ce qui est bon pour vous ou pour votre entourage.
Et des phases dépressives. La durée est variable aussi d'un patient à un autre. Et les phases dépressives peuvent être très dangeureuses parce que peuvent conduire jusqu'au suicide du malade.
Il y a deux choses à faire : une psychothérapie, qui peut durer de nombreuses années, accompagnée d'un traitement chimique au lithium. C'est un traitement à vie."

Et malgré les mots du médecin, elle ressort de son cabinet, prend sa voiture et rentre chez elle comme si de rien n'était. Et elle raconte ça à son mari (qu'elle quitte d'ici peu), sur un ton d'une banalité effrayante ! Ah oui... elle en phase maniaque, phase fofolle, phase qui dit :
"même pas mal... même pas peur..."

Son mari, qui semble patient et compréhensif, accepte la situation, accepte qu'elle parte en lui laissant leurs enfants. Il ne se demande qu'une chose : comme va-t-il s'en sortir fiancièrement ?
Ils sont mariés sous le régime de la séparation de biens (ses parents en ont décidé ainsi quand elle s'est mariée) et elle a hérité quelques mois plus tôt, une avance sur héritage, qui lui a permis d'acheter la maison dans laquelle ils vivent.
"-Ne t'inquiètes pas, lui dit-elle, je ne vais pas vous laisser sans rien, les enfants et toi. Je vais vendre la maison, et je te donnerai la moitié de la vente."

Ainsi dit, ainsi fait. Ils prennent la décision de cohabiter encore jusqu'à la fin de l'année scolaire, pour ne pas perturber la scolarité de l'ainé. Elle essaye de se montrer adulte, alors qu'elle n'arrive plus, la plupart du temps, qu'à réagir comme une adolescente. Elle explique à son fils, avec l'aide de son mari, qu'elle est malade et qu'elle doit partir loin de lui et sa soeur, alors âgée de quelques mois, mais qu'elle les verra à chaque vacances.
C'est comment ça, dans la tête d'un petit garçon de quatre ans hyper sensible ? Ca fait comment dans sa petite tête pensante, d'entendre sa maman lui annoncer pareille nouvelle ?
Bah, elle n'en sait rien, mais sur le moment, c'est une fois de plus la seule chose à faire qu'elle pense raisonnable.


Et à la fin de l'année scolaire, après être passés devant le notaire, avoir signé les papiers de vente de la maison, fait un chèque à son mari, embrassé ses enfants qui pleurent, elle part, sans se retourner, dans sa petite voiture pleine jusqu'au plafond. Elle sait où elle va, mais elle ignore ce qu'elle va y trouver.
Et sur la route, elle prit. Elle prit pour que Dieu l'écoute et l'entende. Que si elle fait une erreur, il lui fasse un signe, quitte à lui faire percuter la barrière de sécurité, quitte à ce qu'elle y reste.
Mais il ne fera aucun signe. Alors, elle est persuadée que c'est la bonne décision. Parce qu'elle sait que Dieu l'écoute et l'entend quand elle lui parle. Elle sait qu'il ne la laisserait pas faire, si rien de bon ne devait un jour sortir de tout ça.
Alors elle part, continue sa longue route qui la mène à 900 kms de ses enfants, de ses parents, de sa mère qu'elle aime tant mais qui, atterrée par son comportement, ne lui parle plus.
Elle part et elle ne pense plus à rien. En tout rien cas, à rien de ce qui pourrait lui faire du mal si par hasard elle retrouvait ses esprits...


A très bientôt pour une suite...
Très douce nuit
par geraldine publié dans : 1995
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Vendredi 11 avril 2008
La voici donc partie, notre aventurière invétérée, notre maniaco-dépressive.
Elle ne se rend pas compte.

Le psy lui a dit : "C'est rare que les gens atteints par cette maladie viennent me consulter d'eux-mêmes. En général, ce sont leurs proches qui les convainquent de venir."

Est-ce un bon point ? Elle ne sait pas. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle ne veut pas d'un traitement dont elle serait esclave à vie ! Elle ne s'est jamais droguée, à part peut-être un ou deux joints, elle ne compte pas commencer avec des médicaments !

Alors elle roule sur cette autoroute. Elle ne pense à rien en particulier, et à plein de choses en même temps. A-t-elle une pensée pour ses enfants ? Très certainement, mais c'est flou, embrouillé et même carrément barbouillé.

Ce qu'elle a vraiment en tête ? Faire des rencontres, s'éclater, être l'adolescente qu'elle n'a jamais été... ne plus être une épouse et n'être qu'une maman à temps partiel... quelle horreur ! cette fille a vraiment un grain !

Sa vie Niçoise commence. Elle va durer un peu plus de deux ans.
Pourquoi Paris à 15 ans ?
Pourquoi Nice  aujourd'hui ? Elle a horreur des villes, elle n'aime pas particulièrement la mer à laquelle elle préfère la montagne.
Pourquoi Nice ? Parce qu'elle y connait déjà trois ou quatre personnes et qu'en visitant la ville, quelques mois avant, elle est tombée sous le charme du vieux quartier, qui pour elle est un village.


 


Comment ne pas succomber au charme des couleurs, aux parfums d'olives et d'épices qui innondent les ruelles du Vieux Nice ?
Elle y avait trouvé un petit appartement sous les toîts, adorablement vieillot, avec des poutres apparentes et un énorme pilier en bois, au beau milieu de la pièce principale.  Elle était tombée amoureuse de ce 2 pièces, mais dans un instant de lucidité, elle avait alors pensé à ses enfants, encore en bas âge. Pas d'ascenceur et un escalier des plus raides pour accéder sous les toîts, appartement trop petit... bref, sa responsabilité de maman à temps partiel a définitivement oublié ce coup de coeur.

Elle s'est donc excentrée du Vieux Nice, pour un 2 pièce très moderne sur les hauteurs de la ville, vers le stade du Ray.
Pas le même charme bien-sûr, mais spacieux, très lumineux, avec un balcon et une terrasse. Bref, bien sous tout rapport pour accueillir ses enfants d'une part, mais aussi pour vivre sa vie comme elle l'entend : elle rêve de "communauté hippy", un "chez elle" qui ne serait pas que chez elle, un "chez elle" où chacun aurait sa place et s'y sentirait plus que comme un invité.


Elle emménage aussitôt avec Siam, 20 ans, une jeune Italo-marocaine rencontrée quelques semaines plus tôt avec qui le courant est aussitôt passé.
Siam travaille alors dans une maison de retraite la journée, et dans un pub quelques soirs par semaine.
Aussitôt, la vie de noctambule commence pour les deux jeunes femmes. Laquelle entraine l'autre, difficile à dire. Elles sont tellement différentes et complémentaires !

D'un côté, la fraîcheur et la spontanéïté de Siam. Faire la fête, sortir, rencontrer du monde, c'est sa nature, rien de nouveau pour elle. Elle profite aussi de la générosité d'autrui et de ce qu'on veut bien lui offrir.
De l'autre, il y a notre personnage central, qui petit à petit, se crée une seconde nature, à l'encontre de ce qu'elle a toujours été. Elle apprend tout ce que Siam peut lui enseigner sur les plaisirs simples de la vie, s'ouvrir au monde... Elle est naturellement généreuse, et pour elle, pas question que sa jeune amie faûchée participe aux frais. Le loyer, les sorties, les voyages... elle offre tout à Siam car ce serait pour elle hors de propos que son amie paye quoi que ce soit.

D'un côté, la peau mate, les yeux sombres, les cheveux noirs et les formes généreuses de Siam.
De l'autre, la peau claire, les yeux verts, les cheveux chataings-roux et la silhouette filiforme de notre aventurière.

Ces deux là, dans une autre vie, n'étaient vraiement pas faites pour se rencontrer, et encore moins pour se plaire...























 

























Alors elles se découvrent l'une l'autre, chacune se découvrant peut-être elle-même.

C'est le début du mois de juillet. Un week-end, elles partent pour une virée à Marseille. La journée, elles font quelques emplettes de filles, se balladent dans les rues inconnues, sur la Cannebière, le Port.
Le soir venu, elles décident de dormir dans un parc de la ville, mais elles sont réveillées en pleine nuit par l'arrosage automatique. Dans une crise de fou rire, mêlé parfois de larmes à cause des effluves d'herbe, celle qui se fûme, elles finissent la nuit sur la plage.

Ce sont les prémices d'une amitié et d'une complicité qui longtemps seront à toute épreuve.

Un soir, sur la plage de Nice, alors qu'elles jouent du djembé,  elles font la connaissance de Florian, un jeune guitariste, un peu baba. Une rencontre qui en déclenchera une autre quelques jours plus tard.
En effet, Florian les invite à un concert de rock, chez lui, près de l'Observatoire, au lieu-dit "les quatre chemins".
Il y a beaucoup de monde. Florian leur présente les musiciens et le chanteur du groupe "Red Spirit". Tous des enfants du pays, à l'exception du chanteur, Jérome, anglais par son père, et qui vit à Londres. Jérome est tellement beau qu'il en est trop lisse, sans la moindre aspérité, terne...
Il y a le bassiste, gentil, mais qui dénote totalement du contexte.
Et il y a Richard, le guitariste. Et là, quelque chose se passe, mais rien d'évident, rien de concret, juste un petit quelque chose pour notre aventurière.


Le spectacle se passe dans un hangar enfûmé et alcoolisé. Les spectateurs, assis, debouts, entrant, sortant,  font un vacarme de tous les diables.
Siam roule un joint sous les yeux admiratifs de son amie. C'est là que ça se passe, là que ça arrive... quand notre héroine entend, avant de voir.
Elle entend les premières notes, le solo de guitare qui introduit le premier morceau. Ce solo de guitare qui introduit définitivement Richard dans sa vie. Ce morceau, c'est "sweet child o'mine", des Guns and roses.
Et c'est comme si le toit du hangar venait de lui tomber sur la tête.
Quand il joue, Richard est comme en transe, en parfait harmonie avec son instrument. Il ne fait pas semblant, il est dans la musique, il EST la musique. Il ne joue pas pour plaire, il joue parce que ça lui plaît. La plupart du temps, il joue les yeux fermés. Il n'a pas besoin de savoir s'il est regardé.
Et elle, avant de le regarder, elle l'entend, elle l'écoute. D'ailleurs, elle ne le regardera jamais pendant ses solos, par respect, parce qu'elle n'a pas besoin de le voir pour savoir.



  Elle l'aime.
Elle l'aimera toujours désormais, même si leur histoire ne durera effectivement que quelques mois. Un peu plus d'un an, en fait, en jouant au chat et à la souris, se quittant, sans jamais se perdre, se retrouvant, sans jamais savoir de quoi sera fait demain.

Pour la première fois de sa vie, elle aime un homme qu'elle peut aussi admirer.
Un homme égoïste, certes, mais quel artiste ne l'est pas ? Cet homme là est talentueux et ne demande qu'à l'être davantage.
Cet homme là qui joue surtout pour lui, mais aussi un peu pour elle.
Cet homme là qui sur scène, ne relève la tête que pour la regarder dans le public, comme pour lui demander son approbation.
Cet homme là qui l'appelle au téléphone, après des semaines d'absence, pour lui faire écouter un nouveau morceau, une nouvelle composition. Juste pour savoir ce qu'elle en pense.
Cet homme là qui fait des kilomètres à vélo, après des mois de silence, juste pour venir lui jouer "I still love you" de Van Halen, ou "Still lovin you" de Scorpions.
Cet homme là qui lui a dit un jour, pendant un concert : "nous aurions du vivre une grande histoire d'amour".
N'avait-il donc pas conscience de la vivre ?
Elle, n'en a jamais douté. Malgré les larmes des séparations à répétition, malgré son éternelle dévotion à sa guitare, dévotion qu'elle comprenait.
Elle, elle sait que cette histoire est une histoire d'amour. Elle sait que cette histoire est grande. Elle sait que c'est une grande histoire d'amour.
Elle sait aussi les peurs de Richard. La plus grande étant l'oubli. Etre oublié. Passer dans la vie des gens sans y laisser de traces.
Un jour, il a écrit : "Que reste t-il de moi dans leur tête à eux ?".
Ce jour là, elle s'est juré de ne jamais le perdre, de ne jamais oublier, et de toujours, même si la vie vient à les séparer physiquement, se rappeler à son souvenir, par une petite carte, jamais à la même date. Parfois Noël, parfois l'anniversaire de Richard...











par geraldine publié dans : 1995
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Mercredi 7 mai 2008
La vie avec Siam, c'est sympa, rafraichissant, stimulant.
Mais c'est surtout cette vie en communauté perpétuelle qui a quelque chose de rêvé et d'enfin accompli.
Il y a toujours du monde à la maison, souvent des musiciens, des artistes en tout genre, des artistes souvent complets.













 
On y joue de la guitare, du djembé, du balafon... on y chante, on y peint, on y écrit, on y pense... on s'y aime, on s'y déchire, on y refait le monde...
On y boit, on y fûme, on y fait parfois des expériences culinaires...

















Mais finalement, on y est pas si souvent que ça...
La vie des filles, surtout depuis que Siam ne travaille plus, se résume à des journées à trainer sur la plage, au Mont Boron où elles repeignent grossièrement la voiture...

















Où est passée la vie réelle ? La vie où notre aventurière a des enfants ? Cette vie là est là, en parallèle. Les enfants sont là à chaque vacances. Mais est-ce bien sérieux ? Qu'a t-elle conservé de la dignité d'être mère ? Est-ce bien sérieux de recevoir ses enfants quand l'équilibre affectif est si précaire ? Quand une maman vit en retard son adolescence, au milieu des boites de bière, des cadavres de vodka, des cendriers pleins de joints...
Elle n'en a pas idée !
Quand ses enfants sont là, elle est à fleur de peau, et quand ils repartent et sont loin d'elle, elle est en plein désarroi, se remet en question. Mais ils reviennent, et rien ne change...

par geraldine publié dans : 1995
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