BUTHIERS
Le village dont je suis amoureuse.
Au 12ème siècle, mon village s'appelait Buters, qui dérive de Buteriae, lui-même venant du gaulois Buria, désignant une cabane en pierres destinée à protéger le bétail. C'est vers
1770 que le nom devient Buttier, pour devenir finalement en 1828, Buthiers.
(cf : Wikipédia)
Je suis arrivée à Buthiers à l'âge de quatre ans, en 1973. A l'époque, la population totale était de 529 habitants.
Il n'y avait aucun commerce. Juste la camionnette du boulanger, du boucher ou du poissonnier. Il y avait aussi les moutons du Maire de l'époque, sur la route, qui rentraient à la ferme certains
soirs, quand on rentrait de l'école...
A l'école du Pillage, qui était aussi la Mairie, il n'y avait que trois classes : la maternelle, la classe des CP, CE1, CE2, de Madame Frot, Directrice, et la classe des CM1, CM2, de Monsieur
Frot, le Directeur. Impressionnant le Directeur, du haut de ses 2 mètres, avec des mains comme des battoirs...
Depuis, le nombre d'habitants n'a pas considérablement augmenté, il n'y a toujours pas de commerce et la camionnette ne passe plus. Ni même les moutons.
Il y a cependant, une énorme base de loisirs, qui a vu le jour lorsque j'avais une dizaine d'années. Monsieur et Madame Frot sont depuis longtemps à la retraite et l'école s'est agrandie.
C'est une carte postale de 1909. En haut,
on aperçoit l'eglise St Maur, ou j'ai fait baptiser, il y a quelques années, mes filles.
La rue sur la droite, est le chemin que j'empruntais pour descendre à l'école.
Parfois même en tracteur, les jours de grosse neige...
La voici, vue sous un autre angle et bien-sur, à une
époque autre. J'ai pris cette photo lorsque j'avais 15 ans.
Je n'allais donc plus à l'école de Buthiers, mais au collège de La Chapelle la Reine, à une quinzaine de kms.
Voici la sablière de Buthiers, par laquelle nous passions chaque matin, avant de nous rendre à l'école.
Et derrière la sablière, la forêt, avec ses sentiers ombragers.
Avec tout ça, comment ne pas "poétiser" ? Comment rester de marbre ?
Ma petite soeur, qui pose pour moi, dans un vieux
lavoir près de chez nous.
Et l'Essonne, jolie rivière aux pieds de Buthiers.
J'aime profondément mon coin de Paradis. Comme tous les enfants, j'y ai vécu des joies et des drames, mais je me confiais aux arbres ou aux oiseaux.
Aujourd'hui, je regrette que le temps aille si vite, que les gens n'aient plus le temps de regarder, de toucher ou de sentir l'environnement qui les entoure.
Je m'emmerveille toujours de la naissance de chaque saison, du premier papillon, la première hirondelle ou la première neige.
Et pourtant, même les saisons sont déreglées...
Je suis partie vivre deux ans à Nice, j'ai énormément voyagé étant enfant ou adolescente, et jamais je n'ai retrouvé les sensations que m'apportent encore aujourd'hui, la région de mon
enfance.


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