
Ne me dis pas que je me suis déjà perdue !
Pourtant, j'ai froid, et de toi, je me sens nue.
Mais je ne pleure pas, mon coeur est ma boussole.
De ton ombre, je foulerai le même sol.
Il n'en reste pas moins que je me suis égarée.
Je te jure que je ne me suis pas évadée.
Qu'ai-je encore pu faire pour me trouver là ?
Que n'ai-je pas fait que tu reste là-bas ?
Ce matin là, je suis sortie de tes draps
Sans imaginer m'éxiler de tes bras.
Je ne comptais pas m'absenter pour longtemps,
Tu es parti, je suis revenue pourtant...

A Richard 1996

Il y a quelqu'un dans ma vie
Et y a quelqu'un dans la tienne !
Que faisons-nous à ton avis ?
On se bat contre la haine !
Soldats de l'amour, de l'envie,
Plus encore de la liberté,
Partis chacun de son côté
Faire sa fête à l'asphyxie !
Alors combats bien mon bébé
Et je gagnerai la guerre
Parce que tu m'as aimée,
Parce que je t'aime encore.
Il y a quelqu'un dans ma vie,
Que je ne connais pas encore,
Mais je souhaite et j'ai j'ai envie
Pour l'instant de le suivre.
Y a quelqu'un dans la tienne,
Est-elle femme ? Guitare ?
Prend-elle tes nuits pour les siennes
Ou en est-elle le phare ?
Tu as relâché tes serres,
Je suis tombée, ça m'a fait mal.
Aujourd'hui mes pieds sur Terre
Je n'ai plus peur de faire escale.
Et j'attends la fin des conflits,
Bien bordée au fond de mon lit,
Quelqu'un que j'aime à mon côté,
Mais une pensée vers toi envolée.
A Richard, 1995

DOnne-moi ta main et tout ira bien
REtrouvons-nous dans cet autre
monde,
MIlieu éthéré, n'ayons peur de rien,
FAbriquons-nous une vie féconde.
SOLitude est le mot à bannir,
LAssitude ne doit plus exister.
SIlence, parfois on peut le
nourrir,
DOrmons sereins, nous avons persisté.
DOnne-moi ta main que je t'emmène.
SI tu
veux adoucir mes craintes,
LA, près de toi je serai tienne.
SOLitaire, écoute ma plainte.
FAcile de m'abandonner à
toi,
MIstère se veut notre doctrine,
REvolte est devenu ma seule loi,
DOcile je suis, contre ta poitrine.
A Richard, 1995
Il y a bien un endroit où je pourrais vivre sans toi, mais on n'a pas encore trouvé le moyen de s'y
rendre.
Il y a bien un instant où je pourrais ne pas penser à toi, mais j'ai tellement de moments libres...
J'ai tant de choses à dire et si peu à faire, tant de rêves sans concrétisation.
Tu es le sujet d'une dissertation, avec une intro, un développement mais Bon Dieu ! je ne peux faire de conclusion !
Là où tu as mis un point, j'ai posé une virgule...
A Richard, le 02 octobre 1995
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