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  • : Le blog de geraldine
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  • : Mais non, vous ne rêvez pas... mon blog s'appelait précédemment gegekaro, mais j'ai du tout refaire car j'avais perdu pas mal de données... Rêver, c'est l'espoir, mais aussi parfois le désespoir. On essaiera de l'oublier celui-là...Il y a les rêves d'avenir, ceux qui font appel aux souvenirs, regrettés ou nostalgiques. Je m'efforce toujours de ne pas regretter. Bref, de rêves bien terre-à-terre. Mais il y a aussi ceux qu'on fait tout éveillé, parce que l'on est un rêveur compulsif, […]
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Rêves utopiques

Les phobies des autres

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Vendredi 22 février 2008

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          J'ai écrit ce poème à partir des 5 sens humains, l'odorat, la vue, l'ouie,
 le toucher et le goût.


Pouvoir sentir sans que tu ne me respires
L'odeur chaude et animale de ton martyr
Eprouvé par des siècles d'incompréhension,
De chasses inspirées par trop de passions.

Pouvoir t'observer sans que tu ne me voies
Et laisser mon regard voler si près de toi
Qu'il s'égare dans l'ambre de tes yeux, gêné
De n'être pour toi que triste inutilité.

Pouvoir écouter sans que tu ne m'entendes
Le craquement des feuilles que tes pas fendent
Ou le chant échappé de ta gorge
Comme un appel à tes frères en cage.

Pouvoir un instant t'approcher sans te toucher,
Serrer le poing et ne faire qu'imaginer
Ma main perdu dans l'épaisseur de ton pelage
Et ne demandant qu'à y faire naufrage.

Pouvoir goûter ta vie sans prendre ta liberté,
Devenir la force de ta fragilité
Et sur l'autel de toutes tes souffrances
Demander pardon pour tant d'ignorances.

Afin qu'un matin, mon odeur ne t'effraie plus,
Que la vue de mon humanité ne t'inspire plus de craintes,
Que tu m'enseignes le chant de tes ancêtres,
Qu'un jour, tu puisses poser ta patte dans ma main
Et que nous goûtions une vie enfin partagée.
Qu'un jour je découvre mon sixième sens.


2006

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par geraldine publié dans : poèmes perso animaux communauté : Les animaux sauvages
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Jeudi 28 février 2008

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Partout dans la forêt, tu as posé tes pièges.
Me voulais-tu à ce point si ardemment,
Que de mon domaine, tu aies fait le siège ?
Que je ne puisse plus me mouvoir librement ?

Avant que tu ne me prennes, je chassais aussi
Mais dévorais ma victime sans l'asservir.
Toi, tu as fait de moi ta chose, c'est ainsi,
Un loup qui à sa faim, ne peut subvenir.

Ne pouvais-tu m'aimer sans me tenir en laisse ?
Même libre, j'aurais été ton chien fidèle.
Aujourd'hui, à ton absence je me blesse
Ne sachant même plus si la vie est belle.

Tu m'as conditionné à m'habituer à toi,
Tu m'as affamé pour créer un besoin,
Tu m'as offert de belles paroles et un toît
Et à ma patte blessée, tu as donné des soins.

Du loup sauvage et libre que j'ai été,
Je suis devenu animal domestique,
Un chien de garde ne voulant que te protéger
Et parfois pour ton plaisir, un chien de cirque.

Tout ce que tu voulais de moi, tu l'as obtenu.
Si tu l'avais pu, tu m'aurais dépecé,
Arrachant ma fourrure et me laissant nu.
Alors je me suis enfui, je t'ai précédé.

La corde de ma laisse fut dure à ronger
Mais elle me faisait si mal qu'il le fallait.
Et par la fenêtre, je me suis échappé
Parce que petit-à-petit, j'agonisais.

Il ne faut pas se retourner, mais je l'ai fait,
On ne quitte pas comme ça sa servitude.
Je t'ai vu me regarder mais tu n'as rien fait.
Je suis allé retrouver ma solitude.


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par geraldine publié dans : poèmes perso animaux communauté : Les animaux sauvages
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Jeudi 3 avril 2008

Tant de milliers d'années de servitude
Et aujourd'hui, ta vie n'est que solitude.
Des siècles d'esclavage et de services,
Des années de conflits et de sacrifices.

Tes nobles ancêtres ont servi dans nos champs,
S'embourbant et encrassant leur robe alezan,
Donnant souvent leur vie dans d'humaines querelles,
Souillant de leur sang leur pelage isabelle.








Tes cousins ont été dressés pour le cirque
Pour quelque plaisir simplement sadique.
D'autres ont donné leurs têtes tels des trophées,
Trop libres et nombreuse étaient leurs chevauchées.

Tes enfants sont débourrés pour servir à leur tour
Les noirs desseins d'amateurs de chasse à courre
Ou les ambitions de certains bourgeois parieurs
Qui n'ont d'égal à ta candeur, que leur laideur.



Je suis ton amie, et bien que tu le sache,
Parfois de mes yeux, ton regard se détache.
Alors, soudain, j'y perçois de la méfiance.
Nous avons banni de vos coeurs l'insouciance.

A Betty, 2006


par geraldine publié dans : poèmes perso animaux communauté : Les animaux sauvages
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