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  • : Le blog de geraldine
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  • : Mais non, vous ne rêvez pas... mon blog s'appelait précédemment gegekaro, mais j'ai du tout refaire car j'avais perdu pas mal de données... Rêver, c'est l'espoir, mais aussi parfois le désespoir. On essaiera de l'oublier celui-là...Il y a les rêves d'avenir, ceux qui font appel aux souvenirs, regrettés ou nostalgiques. Je m'efforce toujours de ne pas regretter. Bref, de rêves bien terre-à-terre. Mais il y a aussi ceux qu'on fait tout éveillé, parce que l'on est un rêveur compulsif, […]
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Rêves utopiques

Les phobies des autres

Derniers Commentaires

Vendredi 15 février 2008

Je sais, j'aurais dû être moins forte,
Etre faible à vouloir te retenir,
Fragile et triste pour mieux t'attendrir,
Le vent qui te garde et ferme la porte.
Je sais, j'aurais pas dû trop y croire,
Croire que tu m'avais cherchée longtemps,
Croire que tu ne faisais pas semblant.
J'aurais dû garder tes mots dans un mouchoir.

Mais...
J'ai pas su être moins forte.
T'aimer me demandait le courage
De ne t'imposer aucun ancrage
Et d'entrouvrir grand la porte.
J'ai pas su ne pas y croire,
Tes yeux, tes mots, toutes ces chansons,
Sous les vérités, tant de malfaçons,
Et aujourd'hui, je veux savoir.

Je sais, j'aurais du m'enfuir loin de toi,
Sortir de ta vie avant d'y échouer,
M'échapper de tes regards parfois embués,
Eviter ceux d'Océane et ses joies.
Je sais, j'aurais du fermer les yeux 
Et ne pas croiser ceux de tes enfants,
Profonds, innocents et juste aveuglants.
Des soleils pour des matins nuageux.

Mais...
J'ai pas su m'enfuir assez vite,
Pas su te mentir et partir
Pour éviter de m'affaiblir.
Que ma souffrance soit maudite !
J'ai pas su fermer les yeux,
Je voulais m'perdre dans les leurs.
J'voulais caresser leur douceur
Comme un remède miraculeux.

Je sais que j'aurais pas dû entendre
Tous ses cris de détresse, ses appels,
Ses insultes et ses mots cruels
Que tu écoutais sans te défendre.
Je sais que j'aurais du crier aussi,
Te hurler ma peine comme une maladresse,
Te faire entendre mes caresses,
Quand notre ciel s'est soudain assombri.

Mais...
J'ai pas su être sourde,
J'ai ressenti sa jalousie,
Celle qui fait mal et qu'on subi
Comme une charge trop lourde.
Et j'ai pas su vociférer.
A quoi faire comme elle
Pour n'être plus que cruelle
Et te dire je t'aime pour t'enfermer.


A mon chéri que j'aime, 2006


ylivre26.gif  Merci de laisser une petite trace de votre passage

par geraldine publié dans : chansons perso communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 28 février 2008

C'est une chanson que j'ai écrite il y a quelques années
pour une de mes soeurs, Alex.

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Tu es papa, je ressemble à maman,
Tu es féline et je suis canidé,
Tu es Paris et moi le Gévaudan,
Tu es salée et moi plutôt sucrée.

Tu avances tranquille et je recule sans cesse
Tu prends ta vie en mains, la mienne n'est qu'Utopie,
Tu sais si bien mentir, il faut que je me confesse,
Tu as les idées claires, les miennes sont en charpie.

Petite soeur, prête-moi un peu de ta vie
Une minute, un instant, que je me repose.
Laisse-moi flâner du côté de tes envies,
Que j'oublis les miennes et ce qu'elles m'imposent.
Devenir toi et m'oublier pour quelque temps,
Et si j'osais, m'effacer pour bien plus longtemps.

Tu n'aimes que les phrases concises
Et je leur préfère la poésie.
Tu veux des choses claires et précises
Et moi, je veux connaître la folie.

Tu es enfant de l'hiver et moi fille de l'été.
Ton regard est d'azur, mes yeux sont une forêt.
Tu sais ce que tu veux quand je ne suis que poupée,
Tu es toute harmonie quand je ne suis que ricochets.

Petite soeur, prête-moi un peu de ta vie...

Tu es ma cadette, moi ton aînée,
Mais t'es la sagesse et moi la crise.
Tu es posée et je suis déchaînée,
T'es l'évidence, moi la méprise.

Tu es extravertie alors que je me renferme,
Tu dis les choses, quand je ne sais que les écrire,
Tu sais vivre, alors que sur moi, la vie se referme,
Tu sais aimer alors que je ne sais que m'offrir.

Petite soeur...

Tu es si forte et je suis si fragile,
Tu es courageuse et je suis lâche,
Tu es dominante et je suis docile,
Tu sais oublier et je remâche.

Mais tu es parfois fragile et je suis parfois forte,
Tu peux être inventive, je peux être rigide,
Tu es si vivante et moi, parfois tellement morte !
Ta tête est si pleine quand mon coeur lui, est si vide.


A ma soeur Alex, 2006
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par geraldine publié dans : chansons perso communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 28 février 2008

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Tu manques aux chiens, tu manques aux gosses,
Tu les avais si bien apprivoisés.
Sans effort, ils t'avaient vite adopté.
L'espace est d'une immensité trop féroce !
Tu manques aux chemins des forêts, empruntés
Que mes pieds nus ont cessé de fouler.
Peur de marcher dans tes traces oubliées,
Peur de voir le sable tout effacer.

Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires contenus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit coeur frileux
Et tout est trop normal...

Tu manques au vent, tu manques à l'orage,
Le tonnerre ne gronde plus pareil,
Ses cris et sa rage m'ensommeillent
J'comprends plus rien à son langage.
Tu manques aux draps, tout parfumés de toi,
Alors je fûme dans la chambre vide
Où ton odeur salée préside,
Et rien n'y fait, et je deviens sa proie.

Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires ambigus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit corps fievreux
Et tout est trop normal...

Tu manques à la chance qu'on s'était just'prêtée
Alors j'attends qu'elle tourne et que tu reviennes,
Qu'elle soit jamais une douleur ancienne,
Et qu'un jour, on puisse se la donner.
Tu manques à nos rires, restent nos peines
Et je tremble de penser que les larmes
S'installent en moi tel un vacarme
Pour remplacer la vie dans mes veines.

Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires morfondus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit coeur pluvieux
Et tout est trop normal...


A mon chéri, 2006

 

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Jeudi 28 février 2008

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Des soleils et des lunes je t'ai attendu,
Des journées pluvieuses et des nuits d'orage,
Des semaines chagrines et des mois de rage.
Je t'ai espéré, puis inespéré, vaincue.
J'ai juste voulu que tu reviennes un jour,
Un soir, pour une heure, ou pour toujours,
Sans demander pardon, sans faire de détour
Sans que tu me promettes que c'est un retour.

Alors comme ça tu reviens ?
Une chanson, et on oubli
Ce matin où tu es parti
En laissant aboyer les chiens ?
Alors comme ça, c'est terminé,
Ton besoin de solitude
Tes envies d'incertitude
Et tes silences prononcés ?

J'ai écrit des lettres de sang et de larmes
De mon coeur torturé, de mes yeux mouillés.
Aujourd'hui, dans la boue de mes drames passés,
Je veux tout effacer et rendre les armes.
Tu es ma différence, le plus de mon moins,
Les biens de mes maux, le rien de mon tout.
Tu es mon autre. Autre sexe, autre fou,
Le comment du pourquoi, le plus près de mon trop loin.

Alors comme ça tu reviens ?...

J'ai pris soin des souvenirs, j'ai tout conservé,
Tes sourires dans des boites parfumées,
tes regards dans des coffres cadenassés,
Tes mots insensés dans une étolle encensée.
Mais j'oublierai pas la douleur de l'absence,
Ni la couleur de mes peurs ou de tes craintes.
Je veux qu'elle ne soit plus qu'une vieille plainte
Qui survit, pour ne pas envahir ta présence.

Alors comme ça tu reviens ?...


A mon chéri, qui est revenu, 2006


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Jeudi 28 février 2008

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Il y a eu des Robert au regard amère,
Des David dont le coeur était presque vide.
J'ai aimé Richard, qui chérissait sa guitare,
Rencontré des Pascal qui m'ont été fatals.

Il y a eu des Gastons, pareils à des prisons,
Des Arthur, dont l'âme n'était que blessure.
J'ai connu des Firmin, qui n'étaient que chagrin,
Rencontré des Mathieu, bien trop silencieux.

Emmanuel,
Tu es mon histoire confidentielle,
Tu es mon aujourd'hui providentiel,
Pour nous, pas d'avenir ni de mots cruels,
Juste des instants fragiles et sensuels.

J'ai connu des Pierre, galets de rivières,
Des Sébastien qui s'croyaient musiciens,
Aimé des inconnus qui me disaient ingénue,
Et des plus fameux, au sourire pluvieux.

Il y a eu des Martial, au regard glacial,
Des amants plus indésirables qu'envoûtants.
J'ai connu des Thierry qu'avaient trop d'appétit,
Et des Aimé qui étaient plus que tourmentés.

Emmanuel,
Tu es mon histoire très personnelle,
Tu es mon aujourd'hui exceptionnel,
Pour nous, pas d'avenir ni de fin cruelle,
Rien que des instants furtifs essentiels.

Il y a eu des Baptiste égoïstes,
Un Edouard dont l'âme était deux fois trop noir,
J'ai connu des Clément qui n'étaient que tourment,
Des Bernard, que je devinais dans leur brouillard.

Il y a eu des Jules, parfois crapules,
J'ai connu des Geoffroy qui me laissaient dans l'effroi,
J'ai adoré un Tristan qui manquait de temps
Et détesté Sylvain, qui lui, manquait d'entrain.

Emmanuel,
Tu es une histoire intemporelle,
Tu es mon aujourd'hui accidentel,
Pour nous, pas de lendemain cicatriciel,
Justes des instants frêles et charnels.


A Manu, 2005


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par geraldine publié dans : chansons perso communauté : L'écriture dans tous ses états
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