A 16 ans, une jeune fille a des rêves. Des rêves qu'elle fait
tout éveillée, qui partent dans toutes les directions, sans jamais s'arrêter.
Des rêves terre-à-terre, plaire à son père, ne pas décevoir sa mère.
Des rêves d'amour, et pourquoi fait-il tant souffrir ?
Pourquoi les adultes n'ont-ils pas l'air de la comprendre ?
Et des rêves d'esthétisme. Pourquoi ce corps qui est le sien,
ne répond pas à ses attentes ?
Doit-elle le mutiler ? Pourquoi ? Pour le punir, pour SE punir, et pour que,
de façon très utopique et utopiste, il finisse par ressembler aux images
dont elle tapisse sa chambre ?
Cette jeune fille de 16 ans, qui est déjà presque une femme,
Cette jeune femme de 16 ans, belle, intelligente et mature, que beaucoup
regardent, avec envie ou nostalgie, avec respect et tendresse,
ne voit-elle autour d'elle, que des regards amèrs et déçus ?
Ou ne voit-elle sur elle, que son propre regard ?
En tout cas, cette jeune fille rêve. Mais ses rêves la font souffrir.
Et qui puis-je, moi qui suis passée par là ? Moi qui ai tant rêvé, qui parfois
en ai souffert. Cela me donne-t-il le droit de la conseiller et lui dire que ça va
passer ? Que les rêves vont rester, certains se réaliser ?
Que la souffrance continuera d'apparaitre au détour d'un sentier
desert ou d'une rue animée, mais qu'un jour, elle apprendra à la maîtriser ?
Laissez-moi une petite phrase quoi... Un petit mot... une ou deux voyelles...


Dès que j'ai été en âge de le faire, bercée par John Wayne, Burt Lancaster, Gary
Cooper et autre Richard Widmark, je rêvais de westerns, de grandes épopées sauvages où les indiens étaient toujours vainqueurs.
Et bien plus tard, j'ai appelé mon fils
aîné... Clarence !
ce serait bien gentil de me déposer un petit mot. Ca me donnerait l'occasion de vous dire merci...
Qu'en pensez-vous ? Plutôt sympa
comme expérience...
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