A tes questions, je réponds par mes silences,
Préférant la lâcheté
de la bienveillance,
Tout aussi cruelle que l'indifférence,
Au courage de t'infliger la souffrance.
Pour ton âme blessée, je ne suis qu'absence.
A toi, qui m'offris une vie d'abondance,
Je ne sais plus apporter que des apparences.
Il n'y a plus en moi aucune innocence.
A tes tourments, je ne suis qu'ignorance,
Laisses-moi t'apporter la délivrance.
Je ne suis plus que poussière d'existence
A laquelle tu offres trop d'importance.
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