
Tu manques aux chiens, tu manques aux gosses,
Tu les avais si bien apprivoisés.
Sans effort, ils t'avaient vite adopté.
L'espace est d'une immensité trop féroce !
Tu manques aux chemins des forêts, empruntés
Que mes pieds nus ont cessé de fouler.
Peur de marcher dans tes traces oubliées,
Peur de voir le sable tout effacer.
Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires contenus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit coeur frileux
Et tout est trop normal...
Tu manques au vent, tu manques à l'orage,
Le tonnerre ne gronde plus pareil,
Ses cris et sa rage m'ensommeillent
J'comprends plus rien à son langage.
Tu manques aux draps, tout parfumés de toi,
Alors je fûme dans la chambre vide
Où ton odeur salée préside,
Et rien n'y fait, et je deviens sa proie.
Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires ambigus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit corps fievreux
Et tout est trop normal...
Tu manques à la chance qu'on s'était just'prêtée
Alors j'attends qu'elle tourne et que tu reviennes,
Qu'elle soit jamais une douleur ancienne,
Et qu'un jour, on puisse se la donner.
Tu manques à nos rires, restent nos peines
Et je tremble de penser que les larmes
S'installent en moi tel un vacarme
Pour remplacer la vie dans mes veines.
Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires morfondus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit coeur pluvieux
Et tout est trop normal...
A mon chéri, 2006
par geraldine
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chansons perso
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