En hommage à ma grand-mère
Ma grand-mère, Karoline,
et mon grand-père, Fernand, le jour de leurs noces.
Ils sont
beaux et touchants.
La guerre était enfin terminée.
Depuis peu, tout était à reconstruire.
L'Europe avait été consumée,
Des vies entières étaient à récrire.
Venue de son Autriche natale,
Epouse d'un militaire Français,
Jeune Viennoise à l'accent musical,
La voici Parisienne désormais.
Trois enfants un peu perdus l'ont suivie,
Ont laissé derrière eux leurs racines.
Peu à peu, leur langue s'est endormie,
Ils ont oublié leur humeur chagrine.
Brigitte, l'aînée, n'oublierait jamais
Ni les rue, ni les valses de Vienne,
Elle resterait la petite Autrichienne
Qui a si bien su apprendre le français.
Franz, l'enfant au prénom germanique,
Apprendrait lui aussi à vivre en France,
Gardant les souvenirs nostalgiques
Des plus tendres années de son enfance.
La jeune Gabrielle quant-à elle,
Connaîtrait une seconde naissance.
Trop petite pour garder des séquelles,
Elle apprendrait la France avec aisance.
Karoline était comblée et bénie.
Ses enfants lui étaient reconnaissants
Pour cette douce et nouvelle utopie
Et pour son amour, toujours abondant.
Rodolphe est né quelques années plus tard,
Dernier présent d'un mari amoureux,
D'un père de famille plein d'égard,
D'un homme ayant voulu faire de son mieux.
Les voici, quelques années plus tard, toujours aussi
beaux
dans leurs costumes Autrichiens.
A ma grand-mère Karoline, 2006
Quelques années avant sa disparition,
dans sa vieille maison de Bracieux
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