Présentation

  • : Le blog de geraldine
  • : 15/02/2008
  • flowers.power
  • : rever
  • : Mais non, vous ne rêvez pas... mon blog s'appelait précédemment gegekaro, mais j'ai du tout refaire car j'avais perdu pas mal de données... Rêver, c'est l'espoir, mais aussi parfois le désespoir. On essaiera de l'oublier celui-là...Il y a les rêves d'avenir, ceux qui font appel aux souvenirs, regrettés ou nostalgiques. Je m'efforce toujours de ne pas regretter. Bref, de rêves bien terre-à-terre. Mais il y a aussi ceux qu'on fait tout éveillé, parce que l'on est un rêveur compulsif, […]
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Rêves utopiques

Les phobies des autres

Derniers Commentaires

Lundi 25 février 2008

undefined

Cet été là, tu t'es abandonnée à lui,
Epousant sa vie de poète vagabond,
De musicien se jouant de la pluie,
Vivant de la générosité d'autrui.

Assis sur les galets, vos journées passaient,
Et le soir venu, d'une légère pâleur,
La lune, tel un ange, vous regardait,
Témoin solitaire de tant de douceur.

Lui, le Mohican orphelin, loin des siens,
Et toi, petite fille triste et perdue.
 Tu lui as offert de recréer des liens,
Et lui t'a donné un amour éperdu.

Lui, le guerrier si souvent blessé, écorché,
Sûr de n'être plus que la moitié de lui-même,
Si certain de ne plus pouvoir engendrer,
Rejeté par les siens, accusé de blasphème.

Toi, qui a grandit dans les pleurs et le mensonge,
Si sûre d'avoir laissé passer ta chance,
Certaine à présent que ta vie n'est plus qu'un songe,
Après avoir laissé les tiens dans la souffrance.

Quel dieu a pu vous infliger cette farce ?
Cette épreuve supplémentaire et sordide ?
Quel dieu vous a cru assez forts pour faire face ?
Fallait-il qu'il vous croit à ce point candides !

Tu t'es sentie trahie, abusée par cet homme
Qui promettait ne plus pouvoir concevoir.
Les feuilles tombaient. Arriverait bientôt l'automne
Et ton coeur s'est fâné, condamné au mouroir.

Il s'est senti trompé, meurtri par ta froideur,
Troublé par l'arrivée prochaine de l'enfant
Dont il était certain ne pas être l'auteur,
Si sûr que de lui, tu te riais avec un amant.

La vie soudain, s'est mise à battre en ton ventre,
Comme pour répondre à une prière.
Un enfant a fait de ton corps son antre,
Et tu t'es sentie plus que jamais solitaire.

Ton shaman amoureux a repris son chemin
Parce que de ton existence tu l'as banni.
Tu t'es retrouvée seule avec ton chagrin,
Pleurant sur ce qui n'est plus que nostalgie.

L'enfant qui ne connaîtra jamais ses parents
Ne connaîtra jamais non plus, ni joie, ni peine.
Il s'en est retourné auprès d'un dieu navrant
Qui un jour, s'est joué d'une union bien saine.


A Choos le Mohican, en souvenir d'un été nomade, 1996


undefined 

par geraldine publié dans : poèmes perso amour communauté : L'écriture dans tous ses états
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Commentaires

Aucun commentaire pour cet article

Recherche

Profil

  • : geraldine
  • flowers.power

mes dessins venus de Féérie

mes peintures un peu "mangas"

mes peintures pour les autres

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
referencer site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus