J'ai écrit ce poème en tentant de me mettre à la place de l'autre, celui qui souffre, que je quittais après dix ans...
C'était la première fois que je m'adonnais à cet exercice périlleux mais...
On ne peut écrire la souffrance de l'autre, si on a pas soi-même souffert. N'est-ce pas ?

J'ai envie de vomir, envie de m'avachir,
Oublier trahison, oublier ton nom.
Je ne peux plus réagie, je ne veux que mourir
Noyé dans mon bourbon, saoûlé par le houblon.
Sans toi, je vais en baver, sans toi, je vais crever.
Aujourd'hui tu me quittes, douleur subite !
Je me sens humilié, je suis atrophié,
Existence maudite que tes mots effritent.
Je croyais en nous, je crois que j'étais fou !
Tu n'étais qu'un mirage, tu es un marécage.
Et je m'enlise dans le flou de mon courroux.
Plus de bavardages, je ne suis plus que rage.
Ce soir je m'endors, demain je serai mort.
De ma putain de vie, par ici la sortie.
Je brûle le décor, j'oublis tous les accords.
2005
par geraldine
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poèmes perso amour
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