
Je ne suis plus qu'un tas de tristesse,
Un vieux jouet oublié dans un coin.
Mon regard a beau fouiller les recoins,
Partout, la pénombre m'opresse.
Mes yeux vitreux n'ont plus de larmes,
Elles ont séché sur mes joues glacées.
Porcelaine fragile de poupée
Qui à tes pieds dépose les armes.
Mon corps de pantin, désarticulé,
Se souvient encore de tes mains
Gourmandes et si pleines d'entrain,
A présent dans tes poches, bien câchées.
A Manu, 2005
par geraldine
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poèmes perso amour
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