
Allongée nue sur un
rocher,
Diablesse née du désir d'un ange
Usé par une vie d'oisiveté,
Las des barreaux de sa
cage.
Torturée,
elle se veut troublée,
Entière, elle ne peut que s'offrir,
Ravie par un
amant innespéré,
Elle vole tout ce plaisir.
Ignorant la douleur sur son dos nu,
Naufragée d'un lourd secret,
Frêle passagère émue,
Insouciante maîtresse sans regret,
Découvrant son corps désobéissant,
Elle retient ses soupirs,
Lointains, si présents pourtant.
Elle a si bien appris à les contenir.
Charnelle douleur sur sa peau,
Ô combien sordide et
éphémère.
Usure cruelle de ses idéaux,
Péril en la
sorcière.
Agenouillée près du bûcher,
Brûlante au souvenir des
caresses
Laissées dans un tourbillon d'ivresse,
Elle fait face à sa
destiné.
A Manu, parce qu'on était fous, 2005
par geraldine
publié dans :
poèmes perso amour
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