Ce poème est également issu d'une expérience vécue.
Un ami qui m'était très chèr et ne m'a jamais trahie.
Mais l'amitié homme-femme est parfois équivoque.
Il s'appelait Jean-Yves. C'était il y a bien longtemps.
Silhouette longue et frêle
Au regard triste et rebelle
Aux cheveux couleur de paille
Tels des épis en bataille.
Ton chien Rush, ta guitare en bandoulière,
Ton vieux cuir tout râpé et des refrains d'hier.
Je servais des bières, même à des moins de vingt ans,
Tu chantais dans les rues, pour quelques pièces d'argent.
Alors, nous nous retrouvions,
Sous un ciel, ou parfois un toit,
Ta guitare, Rush, toi et moi.
Enfin, nous nous racontions.
J'écoutais ce que tu taisais profondément,
N'entendant que ce que je voulais entendre.
Tu buvais mes paroles, avalais mes tourments,
Toi, tu m'écoutais et tu savais m'entendre.
On finissait par s'endormir
Avec dans nos coeurs un sourire,
Dans nos yeux nos petits drames
Et sur nos lèvres, une larme.
Tu as été mon ami et je t'ai perdu.
Je ne t'ai pas compris, ne t'ai pas entendu.
Tu as pris ta guitare, ton chien, ton sac de toile,
M'as dit où tu allais, mais... Toulouse, c'est sous quelle étoile ?
Ecrit pour mon ami Jean-Yves. 2005
A défaut de cet ami perdu, entendrais-je vos réactions ?
par geraldine
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