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  • : Le blog de geraldine
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  • : Mais non, vous ne rêvez pas... mon blog s'appelait précédemment gegekaro, mais j'ai du tout refaire car j'avais perdu pas mal de données... Rêver, c'est l'espoir, mais aussi parfois le désespoir. On essaiera de l'oublier celui-là...Il y a les rêves d'avenir, ceux qui font appel aux souvenirs, regrettés ou nostalgiques. Je m'efforce toujours de ne pas regretter. Bref, de rêves bien terre-à-terre. Mais il y a aussi ceux qu'on fait tout éveillé, parce que l'on est un rêveur compulsif, […]
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Rêves utopiques

Les phobies des autres

Derniers Commentaires

Mercredi 20 février 2008

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  Trois larmes sur un visage charmanT
Roulent doucement, oubliant toute pudeuR.
Insoumises, dans un tourment inouI,
Sourdes compagnes des jours sombreS,
Tendres amantes des mots nous torturanT
E
lles nous aident à évacuer la peinE.
Souveraines mélancoliques de bien des nuitS,
Saveur salée mourant en nos boucheS
E
lles sont à tristesse, ce que sourire est à joiE

écrit en regardant un portrait de Marylin, 2005


 Je vais à présent m'enfoncer dans mes draps. Douce nuit

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par geraldine publié dans : poêmes perso divers communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 20 février 2008

Le poème suivant, encore douloureux, est né d'une expérience vécue.
Ca fait presque 15 ans, et je reste amère...
Mais... sans regret...


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Petite brune aux yeux de braise si pleins de désirs,
Fille d'un volcan Sicilien et d'une Reine Egyptienne,
Ton sang impétueux et ta lignée souveraines
Ont posé sur ma vie, le sceau de ton Empire.

J'ai fait de toi ma soeur, ma faiblesse.
J'aurais vaincu pour toi tous les diables
Même les plus inssaisissables.
J'aurais tenu toutes mes promesses.

Pourtant, tu m'as abandonnée,
Tu m'as dépossédée de tout,
Ne me laissant que du dégoût
Et ma stupide naïveté.

Tu étais ce diable
Au visage malin,
A l'envoutant parfum,
Au regard affable.

J'ai tant pleuré,
Mais tu as rit.
Tu es partie,
Je suis restée.

Ma soeur
Ma peine
Ma haine
Ma peur

Siam.


Au souvenir de Siam, 2005

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Pour votre passage et peut-être votre lecture

par geraldine publié dans : poèmes perso amitié communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 20 février 2008

Ce poème est également issu d'une expérience vécue.
Un ami qui m'était très chèr et ne m'a jamais trahie.
Mais l'amitié homme-femme est parfois équivoque.
Il s'appelait Jean-Yves. C'était il y a bien longtemps.



Silhouette longue et frêle
Au regard triste et rebelle
Aux cheveux couleur de paille
Tels des épis en bataille.

Ton chien Rush, ta guitare en bandoulière,
Ton vieux cuir tout râpé et des refrains d'hier.
Je servais des bières, même à des moins de vingt ans,
Tu chantais dans les rues, pour quelques pièces d'argent.

Alors, nous nous retrouvions,
Sous un ciel, ou parfois un toit,
Ta guitare, Rush, toi et moi.
Enfin, nous nous racontions.

J'écoutais ce que tu taisais profondément,
N'entendant que ce que je voulais entendre.
Tu buvais mes paroles, avalais mes tourments,
Toi, tu m'écoutais et tu savais m'entendre.

On finissait par s'endormir
Avec dans nos coeurs un sourire,
Dans nos yeux nos petits drames
Et sur nos lèvres, une larme.

Tu as été mon ami et je t'ai perdu.
Je ne t'ai pas compris, ne t'ai pas entendu.
Tu as pris ta guitare, ton chien, ton sac de toile,
M'as dit où tu allais, mais... Toulouse, c'est sous quelle étoile ?


Ecrit pour mon ami Jean-Yves. 2005

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A défaut de cet ami perdu, entendrais-je vos réactions ?
par geraldine publié dans : poèmes perso amitié communauté : L'écriture dans tous ses états
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Mercredi 20 février 2008

Je les ai trouvés après son départ pour Toulouse. 
Entre nous deux, une histoire très spéciale, une belle histoire douloureuse,
comme beaucoup de belles histoires.
Nous cohabitions dans le même appartement. Il était guitariste, auteur, compositeur et déssinateur. C'etait un artiste complet et talentueux, et aussi très sensible et torturé.
Il aimait son chien, un boxer prénommé Rush, il aimait jouer de la guitare dans les rues, et il m'aimait moi. Mais je l'ai compris trop tard, après avoir pleuré sur son épaule, pour mes misérables chagrins d'amour. Et lui, fort, sensible et généreux, avalait mes pleurs et me réconfortait. Il avalait mes larmes, mais ne les digérait pas. Et dans son coin, sans que je le sâche, il écrivait ceci :
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Parfois, le sommeil s'accroche à nos cils
Un peu comme le héros devant l'impossible.
Et malgré ce plomb coulé sur nos paupières,
On recherche la force d'y ôter une poussière.

Parfois la haine s'attache à nos sourires,
Souveraine errante à la recherche d'un Empire.
Et malgré le peu d'acide qui ronge le peu d'amour qui nous reste,
On trouve toujours du miel à offrir à ceux qui nous détestent.

Souvent, le Diable vient danser sur nos pauvres têtes,
Vêtu de noir, de nuits peuplées de courtisanes et de nymphettes
Et malgré la fin que murmure notre propre Requiem,
On cherche l'aile d'un ange pour vaincre ce triste dilemme.

Et puis un jour, la foi nous abandonne,
Tout l'espoir du monde se teinte du roux de l'automne
Tandis que s'envolent ces promesses, du fond de nos tiroirs.
Alors, après de brefs adieux à nos rides dans le miroir,

On s'allonge dans le néant, la tête vide et le coeur mort...

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Ton chagrin me désole parce que je ne voies que lui.
Je n'ai que des mots à t'offrir, aussi dérisoires soient-il,
Moi qui t'observe en silence, t'envelopper de nuit,
Je me dis que mes plaies à moi sont bien futiles.

Que ne suis-je troubadour pour te voler un sourire ?
Je me ferais volontiers absinthe pour te tourner l'esprit,
Et même parfum, pour peu que tu me respires...
Mais je ne suis qu'un visage de plus dans cette armée de non-dits...

Je t'observe chaque jour, agenouillé devant ta présence,
Et je sais la moitié de ton chagrin,
L'autre étant masquée par tes silences,
Et jamais je ne prononce ton nom sans joindre les mains.

Ces mains que d'autres fourrent dans leurs poches
Pour ne pas avoir à te les tendre,
Je te les offrirais sans remords
Pour peu que tu me les demandes.

Mais je ne trouve que ton regard absent,
Du moins me semble-t-il,
Tourné vers d'autres lieux, d'autres temps,
Car tu dors dans tes souvenirs, jeune fille...

Et moi qui attends chaque jour l'occasion
De paraître moins lointain,
De briser cette glace qui me semble forteresse,
Je trace ma défaîte néanmoins,

Car je sais qu'il n'ait pas d'amour sans détresse.


Ecrits par Jean-Yves en 1996

Voilà... c'est une sensation étrange d'écrire ces poèmes, SES poèmes. Pas aussi étrange que le jour où je les ai trouvés, mais étrange quand-même de replonger plus de douze ans en arrière et de se dire qu'on a inspiré ces mots, cette douleur qu'on ne soupçonnait pas. Ou est-ce plutôt, qu'on ne voulait pas la soupçonner ?
J'avais un autre de ses poèmes, mais je n'arrive pas à remettre la main dessus.
En tout cas, avec le recul, oui, j'ai un regret. Celui de n'avoir pas pu lui dire combien j'étais touchée par ses mots, sa sensibilité et la noblesse dont il a fait preuve, alors que je l'accablais de mes propres MAUX.


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Douce nuit à vous.

par geraldine publié dans : Les poèmes de mon ami Jean-Yves communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 21 février 2008

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Certains ont des jardins secrets
Où il est prohibé d'entrer.
Moi, j'ai un jardin de secrets
Et chacun peut y pénétrer.

Il est perché sur une montagne,
Il a les pieds dans une rivière,
Il fleure bon l'air de la campagne
Et c'est un état sans frontière.

Il n'y a ni mur, ni porte,
Il n'y a pas de clôture.
Le vent est la seule escorte
Qui vous mène à ses ramures.

Si quelques fois, germent quelques drames,
Prenez une feuille d'arbre à mouchoirs
Et ne laissez pas couler vos larmes.
Rangez-les ce soir dans vos armoires.

Dans mon joli jardin bien vert,
Il y pousse aussi des rêves
Aussi succulents qu'un déssert
Dont on prélève la fève.
 


2005

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par geraldine publié dans : poêmes perso divers communauté : Les portes du merveilleux.
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