Il est Marocain, elle est Française,
Il est musulman, elle est chrétienne.
Ils sont chacun sur une falaise,
Ils se tendent les mains, mais se retiennent.
Entre eux, il y a un précipice
Creusé par des conflits millénaires
Et ce serait porter préjudice
Que de le franchir sans une guerre !
Il est Arabe, elle, Européene,
Mais ne sont-ils pas tous deux humains ?
Le même sang coule dans leurs veines.
Pourtant, ils savent qu'ils s'aiment en vain.
Chacun demeure donc de son côté.
Cependant, il est homme, elle est femme.
La nature les fait se rencontrer,
L'histoire du monde éteind la flamme.
Elle, ne peut se battre contre ça,
Ces bases établies depuis des siècles.
Et lui, que peut-il faire dans ce cas ?
Il a la peau mate, elle blanche,
Il faut que leurs couleurs se mélangent
Pour qu'enfin, l'histoire change !
1996 souvenir
d'Ahmed

par geraldine
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Et il n'avait pas tort... Alors, un jour, à l'attention de cet organe qui souvent faisait des siennes,
j'ai dit :
"J'ordonne!"
Quand tu es endormi, tout n'est que quiétude.
Mes nuits se parent de joyaux d'innocence,
Mes jours se travestissent de longues certitudes,
Ma vie n'est plus alors qu'une douce insouciance.
Mais quand tu t'éveilles, d'une trop longue absence,
Mes rêves revêtent leur habit de tristesse,
Mes pensées dévoilent leur besoin de souffrance.
mon âme torturée implore ta clémence.
Je veux que tu te taise et que tu m'abandonne,
Je te préfère l'ennui et la méconnaissance.
Je veux que l'émotion que toujours tu me donne,
S'éteigne, et en retour, ne m'offre qu'ignorance.
Je t'ordonne, impétueux animal
De garder ton venin et refermer ta gueule !
Heureusement, mon coeur n'a jamais obéi...
Je suis toujours éprise, que ce soit de quelqu'un, de quelque chose ou d'une idée...
par geraldine
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Poème resté innachevé
Le trouble d'un fleuve, c'est la vase, la puanteur,
C'est ne rien voir devant soi, que désolation.
C'est craindre l'inconnu, se noyer dans la moiteur,
C'est revenir à la surface, seul et sans raison.

Le trouble qui broit mes entrailles, un don en silence,
Un regard offert, qui se donne et s'abandonne,
Le désir d'abolir toute cette indifférence,
Oublier la torture à laquelle je m'adonne.

écrit je crois en 1996
par geraldine
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Ma maison est une forteresse emplie de tristesse
Et dans ses remparts, je m'égare.
Je n'ai pas eu la patience de faire confiance,
Je n'ai plus rien, mais il me reste tant !

En perdant des biens, j'ai gagné des liens,
En me faisant volée, je me suis envolée,
Quelque part, mais pas au hasard.
En tout cas, loin de moi.

1996
par geraldine
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Face à vos vies rangées
Je demande pardon.
Face à l'antique étique
Je demande pardon.
A ma culpabilité,
J'impose mon abandon.
A ma fidélité
S'oppose la tentation.
Panoplie de candeur
Mensonge si profond,
Délivrante langueur
Douleur de la raison.
Face à votre oisiveté
Je ne suis que torture,
Face à ma souffrance,
Restez passivité.
2005
par geraldine
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