
Partout dans la forêt, tu as posé tes pièges.
Me voulais-tu à ce point si ardemment,
Que de mon domaine, tu aies fait le siège ?
Que je ne puisse plus me mouvoir librement ?
Avant que tu ne me prennes, je chassais aussi
Mais dévorais ma victime sans l'asservir.
Toi, tu as fait de moi ta chose, c'est ainsi,
Un loup qui à sa faim, ne peut subvenir.
Ne pouvais-tu m'aimer sans me tenir en laisse ?
Même libre, j'aurais été ton chien fidèle.
Aujourd'hui, à ton absence je me blesse
Ne sachant même plus si la vie est belle.
Tu m'as conditionné à m'habituer à toi,
Tu m'as affamé pour créer un besoin,
Tu m'as offert de belles paroles et un toît
Et à ma patte blessée, tu as donné des soins.
Du loup sauvage et libre que j'ai été,
Je suis devenu animal domestique,
Un chien de garde ne voulant que te protéger
Et parfois pour ton plaisir, un chien de cirque.
Tout ce que tu voulais de moi, tu l'as obtenu.
Si tu l'avais pu, tu m'aurais dépecé,
Arrachant ma fourrure et me laissant nu.
Alors je me suis enfui, je t'ai précédé.
La corde de ma laisse fut dure à ronger
Mais elle me faisait si mal qu'il le fallait.
Et par la fenêtre, je me suis échappé
Parce que petit-à-petit, j'agonisais.
Il ne faut pas se retourner, mais je l'ai fait,
On ne quitte pas comme ça sa servitude.
Je t'ai vu me regarder mais tu n'as rien fait.
Je suis allé retrouver ma solitude.
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Une photo de ma grand-mère, encore toute jeune.

Les voici, quelques années plus tard, toujours aussi
beaux
Quelques années avant sa disparition,


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