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  • : Le blog de geraldine
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  • : Mais non, vous ne rêvez pas... mon blog s'appelait précédemment gegekaro, mais j'ai du tout refaire car j'avais perdu pas mal de données... Rêver, c'est l'espoir, mais aussi parfois le désespoir. On essaiera de l'oublier celui-là...Il y a les rêves d'avenir, ceux qui font appel aux souvenirs, regrettés ou nostalgiques. Je m'efforce toujours de ne pas regretter. Bref, de rêves bien terre-à-terre. Mais il y a aussi ceux qu'on fait tout éveillé, parce que l'on est un rêveur compulsif, […]
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Rêves utopiques

Les phobies des autres

Derniers Commentaires

Jeudi 28 février 2008

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Partout dans la forêt, tu as posé tes pièges.
Me voulais-tu à ce point si ardemment,
Que de mon domaine, tu aies fait le siège ?
Que je ne puisse plus me mouvoir librement ?

Avant que tu ne me prennes, je chassais aussi
Mais dévorais ma victime sans l'asservir.
Toi, tu as fait de moi ta chose, c'est ainsi,
Un loup qui à sa faim, ne peut subvenir.

Ne pouvais-tu m'aimer sans me tenir en laisse ?
Même libre, j'aurais été ton chien fidèle.
Aujourd'hui, à ton absence je me blesse
Ne sachant même plus si la vie est belle.

Tu m'as conditionné à m'habituer à toi,
Tu m'as affamé pour créer un besoin,
Tu m'as offert de belles paroles et un toît
Et à ma patte blessée, tu as donné des soins.

Du loup sauvage et libre que j'ai été,
Je suis devenu animal domestique,
Un chien de garde ne voulant que te protéger
Et parfois pour ton plaisir, un chien de cirque.

Tout ce que tu voulais de moi, tu l'as obtenu.
Si tu l'avais pu, tu m'aurais dépecé,
Arrachant ma fourrure et me laissant nu.
Alors je me suis enfui, je t'ai précédé.

La corde de ma laisse fut dure à ronger
Mais elle me faisait si mal qu'il le fallait.
Et par la fenêtre, je me suis échappé
Parce que petit-à-petit, j'agonisais.

Il ne faut pas se retourner, mais je l'ai fait,
On ne quitte pas comme ça sa servitude.
Je t'ai vu me regarder mais tu n'as rien fait.
Je suis allé retrouver ma solitude.


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par geraldine publié dans : poèmes perso animaux communauté : Les animaux sauvages
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Jeudi 28 février 2008

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C'est un des deux poèmes que j'ai écrit en hommage à ma grand-mère maternelle, Karoline. "La vieille", bien-sûr, ce n'est pas elle. Vous le comprendrez en lisant ces quelques lignes. Bonne lecture.

karoline.jpgUne photo de ma grand-mère, encore toute jeune.
C'est auprès d'elle que j'ai passé certains des plus doux moments de mon enfance.


Nous passions Orléans, et nous savions ma soeur et moi
Que le village du Loire et Cher n'était plus très loin,
Que nous retrouverions bientôt nos coins et nos recoins,
Souvent remplis de nos jeux, et parfois de nos effrois.

Un territoire bien à nous, baigné par mille odeurs,
Des lieux intacts depuis notre dernière visite.
Sous les placards et armoires, nos mégots illicites
Et les livres de notre oncle, cachés en profondeur.

Des parfums de cuisine innondaient toujours les pièces.
Nous humions, depuis notre grenier forteresse,
Les desserts à la pistache, mêlée de tendresse,
La blanquette et le riz collant, qui me mettaient en liesse.

Dans mon lit, la chatte mettait au monde ses petits
Et je me réveillais, ameutant toute la maison,
Effrayée, dans le noir, par cette curieuse livraison
Qui braillait dans un même choeur, criant son appétit.

Lorsque certains matins, il faisait froid et humide,
C'est sans plaisir que nous nous lavions dans le bac en zinc,
Mais quand il faisait chaud, c'était un jeu d'y prendre un bain,
Nous innondions tout, petites sorcières intrépides.

La grange, au fond de la petite cour, était un mystère,
Un endroit fascinant, parfois aussi terrifiant,
Nous servant de base pour des récits palpitants,
Ou de cachette effrayante et bien vite éphémère.

Il y avait, quand elle nous appelait, cet accent dur
Que nous, enfants, trouvions etrange mais si mélodieux,
Prononcé de son timbre rauque, parfois orageux
Quand nous arrivions sans y mettre bonne allure.

Karoline et sa vieille maison bicentenaire,
Sont le parfum intemporel d'une enfance heureuse,
La marque indélébile laissée sur ma vie rêveuse,
Un bonheur aussi simple qu'extraordinaire.
Num-riser0003.jpg
Ce joli village, c'est Bracieux, près de Chambord.

A mamie Karoline, 2006

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par geraldine publié dans : poèmes perso enfance et nostalgie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 28 février 2008

En hommage à ma grand-mère
karoline--2-.jpgMa grand-mère, Karoline, et mon grand-père, Fernand, le jour de leurs noces.
Ils sont beaux et touchants.


La guerre était enfin terminée.
Depuis peu, tout était à reconstruire.
L'Europe avait été consumée,
Des vies entières étaient à récrire.

Venue de son Autriche natale,
Epouse d'un militaire Français,
Jeune Viennoise à l'accent musical,
La voici Parisienne désormais.

Trois enfants un peu perdus l'ont suivie,
Ont laissé derrière eux leurs racines.
Peu à peu, leur langue s'est endormie,
Ils ont oublié leur humeur chagrine.

Brigitte, l'aînée, n'oublierait jamais
Ni les rue, ni les valses de Vienne,
Elle resterait la petite Autrichienne
Qui a si bien su apprendre le français.

Franz, l'enfant au prénom germanique,
Apprendrait lui aussi à vivre en France,
Gardant les souvenirs nostalgiques
Des plus tendres années de son enfance.

La jeune Gabrielle quant-à elle,
Connaîtrait une seconde naissance.
Trop petite pour garder des séquelles,
Elle apprendrait la France avec aisance.

Karoline était comblée et bénie.
Ses enfants lui étaient reconnaissants
Pour cette douce et nouvelle utopie
Et pour son amour, toujours abondant.

Rodolphe est né quelques années plus tard,
Dernier présent d'un mari amoureux,
D'un père de famille plein d'égard,
D'un homme ayant voulu faire de son mieux.


Num-riser0004.jpg
Les voici, quelques années plus tard, toujours aussi beaux
dans leurs costumes Autrichiens.


A ma grand-mère Karoline, 2006

Num-riser0001---Copie.jpgQuelques années avant sa disparition,
dans sa vieille maison de Bracieux


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par geraldine publié dans : poèmes perso enfance et nostalgie communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 28 février 2008

C'est une chanson que j'ai écrite il y a quelques années
pour une de mes soeurs, Alex.

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Tu es papa, je ressemble à maman,
Tu es féline et je suis canidé,
Tu es Paris et moi le Gévaudan,
Tu es salée et moi plutôt sucrée.

Tu avances tranquille et je recule sans cesse
Tu prends ta vie en mains, la mienne n'est qu'Utopie,
Tu sais si bien mentir, il faut que je me confesse,
Tu as les idées claires, les miennes sont en charpie.

Petite soeur, prête-moi un peu de ta vie
Une minute, un instant, que je me repose.
Laisse-moi flâner du côté de tes envies,
Que j'oublis les miennes et ce qu'elles m'imposent.
Devenir toi et m'oublier pour quelque temps,
Et si j'osais, m'effacer pour bien plus longtemps.

Tu n'aimes que les phrases concises
Et je leur préfère la poésie.
Tu veux des choses claires et précises
Et moi, je veux connaître la folie.

Tu es enfant de l'hiver et moi fille de l'été.
Ton regard est d'azur, mes yeux sont une forêt.
Tu sais ce que tu veux quand je ne suis que poupée,
Tu es toute harmonie quand je ne suis que ricochets.

Petite soeur, prête-moi un peu de ta vie...

Tu es ma cadette, moi ton aînée,
Mais t'es la sagesse et moi la crise.
Tu es posée et je suis déchaînée,
T'es l'évidence, moi la méprise.

Tu es extravertie alors que je me renferme,
Tu dis les choses, quand je ne sais que les écrire,
Tu sais vivre, alors que sur moi, la vie se referme,
Tu sais aimer alors que je ne sais que m'offrir.

Petite soeur...

Tu es si forte et je suis si fragile,
Tu es courageuse et je suis lâche,
Tu es dominante et je suis docile,
Tu sais oublier et je remâche.

Mais tu es parfois fragile et je suis parfois forte,
Tu peux être inventive, je peux être rigide,
Tu es si vivante et moi, parfois tellement morte !
Ta tête est si pleine quand mon coeur lui, est si vide.


A ma soeur Alex, 2006
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Jeudi 28 février 2008

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Tu manques aux chiens, tu manques aux gosses,
Tu les avais si bien apprivoisés.
Sans effort, ils t'avaient vite adopté.
L'espace est d'une immensité trop féroce !
Tu manques aux chemins des forêts, empruntés
Que mes pieds nus ont cessé de fouler.
Peur de marcher dans tes traces oubliées,
Peur de voir le sable tout effacer.

Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires contenus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit coeur frileux
Et tout est trop normal...

Tu manques au vent, tu manques à l'orage,
Le tonnerre ne gronde plus pareil,
Ses cris et sa rage m'ensommeillent
J'comprends plus rien à son langage.
Tu manques aux draps, tout parfumés de toi,
Alors je fûme dans la chambre vide
Où ton odeur salée préside,
Et rien n'y fait, et je deviens sa proie.

Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires ambigus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit corps fievreux
Et tout est trop normal...

Tu manques à la chance qu'on s'était just'prêtée
Alors j'attends qu'elle tourne et que tu reviennes,
Qu'elle soit jamais une douleur ancienne,
Et qu'un jour, on puisse se la donner.
Tu manques à nos rires, restent nos peines
Et je tremble de penser que les larmes
S'installent en moi tel un vacarme
Pour remplacer la vie dans mes veines.

Depuis que t'es parti
Que j't'ai pas retenu,
La joie est en charpie,
Les rires morfondus.
Il n'y a plus d'enjeu,
Que la vie qui bat mal
Dans mon p'tit coeur pluvieux
Et tout est trop normal...


A mon chéri, 2006

 

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