
Dans la moiteur de la nuit, renaît le feu
D'anciennes braises étouffées, presqu'à l'agonie?
Léchant, fievreux, le bois dont il se nourrit,
Il grandit, se révélant impétueux.
Caressant la peau tendue de son tambour,
La voix du shaman s'élève dans un murmure,
Semblant venir à nous, vierge et sans armure,
Réchauffant nos coeurs, parfois flétris, souvent sourds.
Son chant envoûtant pénètre mon âme,
Ainsi que le feu embrase les cieux,
Et je me souviens de ces lourds adieux
A l'enfant qui n'aura jamais de larmes.
La mélodie se fait plus douce encore,
Le sorcier est dans une paix si profonde
Qu'il semble soudain hors de votre monde.
Et autour de lui, s'évanouit le décor.
A mesure que la flamme vacille,
Lentement, son corps se recroqueville
Ne faisant plus qu'un avec son instrument.
Le feu se meurt, la voix se fait silence, doucement.
souvenir d'une soirée chez ma soeur, 2005

Que la nuit vous soit belle et douce
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comme expérience...


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