Je suis la main romantique d'Eugène Delacroix,
La prolongation de son esprit contemplatif,
L'instrument guidé par son génie créatif,
Bientôt les crocs du lion dans la chair de sa proie.
Je suis la main poétique d'Arthur Rimbaud,
Qui caresse Verlaine aussi bien que les vers,
Qui crée le petit val où coule une rivière
Et qui meurt solitaire aussi bien qu'un ribaud.
Je suis la main musicienne de Mozart,
L'instrument de l'enfant prodige au teint blafard
Dont le Requiem sera son testament.
Je suis la main frêle et perdue de Marilyn,
Qui cherche une issue à sa vie chagrine
Et finit par l'entraîner vers le firmament.
Recueil "Les mains", 2006
Voici un poème que j'ai écrit il y a quelques années, parce que les artistes, musiciens, peintres, poêtes, mythes du
cinéma... me feront toujours rêver. Des être de souffrance et de sensibilité, torturés, ignorés ou adulés pour les mauvaises raisons, seuls, si seuls, et pourtant, si emplis de talent
!!!
Je
vous prête ma plume, pour m'écrire un mot...
A 16 ans, une jeune fille a des rêves. Des rêves qu'elle fait
tout éveillée, qui partent dans toutes les directions, sans jamais s'arrêter.
Des rêves terre-à-terre, plaire à son père, ne pas décevoir sa mère.
Des rêves d'amour, et pourquoi fait-il tant souffrir ?
Pourquoi les adultes n'ont-ils pas l'air de la comprendre ?
Et des rêves d'esthétisme. Pourquoi ce corps qui est le sien,
ne répond pas à ses attentes ?
Doit-elle le mutiler ? Pourquoi ? Pour le punir, pour SE punir, et pour que,
de façon très utopique et utopiste, il finisse par ressembler aux images
dont elle tapisse sa chambre ?
Cette jeune fille de 16 ans, qui est déjà presque une femme,
Cette jeune femme de 16 ans, belle, intelligente et mature, que beaucoup
regardent, avec envie ou nostalgie, avec respect et tendresse,
ne voit-elle autour d'elle, que des regards amèrs et déçus ?
Ou ne voit-elle sur elle, que son propre regard ?
En tout cas, cette jeune fille rêve. Mais ses rêves la font souffrir.
Et qui puis-je, moi qui suis passée par là ? Moi qui ai tant rêvé, qui parfois
en ai souffert. Cela me donne-t-il le droit de la conseiller et lui dire que ça va
passer ? Que les rêves vont rester, certains se réaliser ?
Que la souffrance continuera d'apparaitre au détour d'un sentier
desert ou d'une rue animée, mais qu'un jour, elle apprendra à la maîtriser ?
Laissez-moi une petite phrase quoi... Un petit mot... une ou deux voyelles...
par geraldine
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réflexion
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Je sais, j'aurais dû être moins forte,
Etre faible à vouloir te retenir,
Fragile et triste pour mieux t'attendrir,
Le vent qui te garde et ferme la porte.
Je sais, j'aurais pas dû trop y croire,
Croire que tu m'avais cherchée longtemps,
Croire que tu ne faisais pas semblant.
J'aurais dû garder tes mots dans un mouchoir.
Mais...
J'ai pas su être moins forte.
T'aimer me demandait le courage
De ne t'imposer aucun ancrage
Et d'entrouvrir grand la porte.
J'ai pas su ne pas y croire,
Tes yeux, tes mots, toutes ces chansons,
Sous les vérités, tant de malfaçons,
Et aujourd'hui, je veux savoir.
Je sais, j'aurais du m'enfuir loin de toi,
Sortir de ta vie avant d'y échouer,
M'échapper de tes regards parfois embués,
Eviter ceux d'Océane et ses joies.
Je sais, j'aurais du fermer les yeux
Et ne pas croiser ceux de tes enfants,
Profonds, innocents et juste aveuglants.
Des soleils pour des matins nuageux.
Mais...
J'ai pas su m'enfuir assez vite,
Pas su te mentir et partir
Pour éviter de m'affaiblir.
Que ma souffrance soit maudite !
J'ai pas su fermer les yeux,
Je voulais m'perdre dans les leurs.
J'voulais caresser leur douceur
Comme un remède miraculeux.
Je sais que j'aurais pas dû entendre
Tous ses cris de détresse, ses appels,
Ses insultes et ses mots cruels
Que tu écoutais sans te défendre.
Je sais que j'aurais du crier aussi,
Te hurler ma peine comme une maladresse,
Te faire entendre mes caresses,
Quand notre ciel s'est soudain assombri.
Mais...
J'ai pas su être sourde,
J'ai ressenti sa jalousie,
Celle qui fait mal et qu'on subi
Comme une charge trop lourde.
Et j'ai pas su vociférer.
A quoi faire comme elle
Pour n'être plus que cruelle
Et te dire je t'aime pour t'enfermer.
A mon chéri que j'aime, 2006
Merci de laisser une petite trace de votre
passage
par geraldine
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chansons perso
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Depuis que je suis en âge de le faire, je rêve.
Depuis que je suis en âge de l'être, je suis sauvage.
Certains diront, à tort ou à raison, que je suis introvertie, timide.
Mes rêves ? Je ne pensent pas qu'ils soient ambitieux,
quoi que d'une certaine façon, si. C'est la manière d'y accéder, qui
voudrait que je sois ambitieuse...
Mais je rêve... je n'ambitionne pas !
Je rêve et j'espère.
Je vois une nature sauvage et changeante. De grands espaces
et le silence bruyant de cette nature tumultueuse et grouillante !
Rêve de nature
Dès que j'ai été en âge de le faire, bercée par John Wayne, Burt Lancaster, Gary
Cooper et autre Richard Widmark, je rêvais de westerns, de grandes épopées sauvages où les indiens étaient toujours vainqueurs.
Où j'étais toujours la petite fille blanche adoptée par les indiens...
Ce rêve m'a poursuivie puisque ma première
fille s'appelle Cheyenne, et ma benjamine se prénomme Wynona, qui est d'origine Lakota et qui, si je ne me trompe, mais les traductions diffèrent, signifit "petite fleur des prés."
J'ai rêvé aussi d'être "Daktari" et de créer une réserve en Afrique ou en Australie.
Et bien plus tard, j'ai appelé mon fils
aîné... Clarence !
Rêves de loups

Etant enfant, je rêvais déjà de loups et je n'avais jamais peur ! D'ailleurs, je
détestais et déteste encore ce sale "petit châperon rouge"!!!
Personne n'a jamais compris ce rêve qui me faisait tant rire :
J'étais endormie dans mon petit lit, et le loup de Tex Avery entrait doucement dans ma chambre, me coupait la tête en rondelles, allait dans la cuisine, et revenait pour me tartiner comme un
sandwich, avec tout ce qu'il avait trouvé dans le frigo...

Je n'ai jamais terminé ce rêve, que certains prendront pour un cauchemar.
Je veux dire, je n'ai jamais vu le loup me manger la tête. Et puis, ce rêve était drôle parce qu'étant petite, j'étais moi aussi un personnage de dessin animé, et il n'y avait pas de
sang.
Les loups ne m'ont plus jamais quittée et je les aime d'un amour infini. Tellement infini qu'il y a un rêve que je ne réaliserai
jamais parce que je les aime trop pour ça : approcher l'un d'entre eux, sauvage ou "éduqué", et me permettre de le caresser.
Et pourtant, c'est mon rêve le plus chèr !
Si un jour je le pouvais, je me contenterais d'un regard, d'un hurlement...
Si j'avais eu un autre enfant, croyez-vous que je l'aurais appelé Lobo ou Balto (qui était un sang-mêlé).
ce serait bien gentil de me déposer un petit mot. Ca me donnerait l'occasion de vous dire merci...
par geraldine
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